« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. » Simone de Beauvoir

Tout a commencé en 1909 sous l’impulsion du Parti socialiste américain en faveur d’une journée pour les femmes. Dans les années 70, des mouvements féministes profitent de cette journée pour revendiquer l’égalité des droits politiques et sociaux. 

C’est finalement en 1977, que l’Organisation des Nations Unies fera du 8 mars, la Journée internationale des femmes. 

Quelques dates majeures pour les droits des femmes en France : 

1907 : les femmes mariées peuvent enfin disposer de leur salaire 

1919 : le baccalauréat est ouvert aux femmes 

1944 : le droit de vote est accordé aux femmes françaises 

1970 : les femmes peuvent désormais exercer une autorité parentale 

1980 : le viol est reconnu comme un crime 

1983 : la loi établit l’égalité professionnelle des hommes et des femmes 

2013 : les femmes ont enfin légalement le droit de porter un pantalon 

Mais il y a encore du chemin, notamment dans le cadre professionnel : 

  • Le salaire d’une femme est en moyenne 24% inférieur à celui d’un homme au même poste
  • La part des cadres en entreprise est moins importante chez les femmes 
  • La grossesse et la maternité sont le 3ème critère de discrimination dans le domaine de l’emploi

Aujourd’hui certains nomment le 8 mars “journée de la femme”, ou “fête des femmes”. En réalité, cette journée n’est pas uniquement une célébration des femmes, et heureusement ! Le véritable nom de cette journée, c’est la journée internationale des droits des femmes. 

Le 8 mars permet de mettre en lumière les luttes pour les droits des femmes et l’égalité des sexes. C’est notamment l’occasion de se mobiliser pour la participation des femmes à la vie politique et économique. Les Nations-Unies définissent chaque année une thématique différente, sur l’emploi, l’éducation, la ruralité…  Cette année, la thématique est la suivante : « Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 ».

Cette journée symbolique ne doit pas être un prétexte pour nous dédouaner et ne pas s’engager pleinement pour cette cause tout le reste de l’année.

En tant qu’entreprise, être investie pour les droits des femmes, c’est prendre des engagements sur le long terme, en respectant notamment la parité au travail et l’égalité salariale. 

En bref, moins de partenariats, plus de résultats !

Voici pour les faits, mais qu’en pensent nos collaborateurs ? Chez Panopli, nous avons donné la parole à nos équipes, qui se sont prêtés au jeu de l’interview : 

Pour vous, c’est quoi le 8 mars ? 

Pour moi, la journée des droits des femmes c’est avant tout une journée de sensibilisation. Il est essentiel de se rappeler que certains pays, encore aujourd’hui, n’accordent pas les mêmes droits aux femmes qu’aux hommes.” Alice 

La journée internationale des droits des femmes est l’occasion de prendre du recul par rapport aux mœurs qui nous ont été inculquées, de refaire le point sur les vraies différences entre les hommes et les femmes, et de réfléchir à ce qu’elles nous apportent. Elle permet également de prendre conscience des déviances empruntées, et de les remettre en question.” Raphaël 

“Le 8 mars c’est une journée où nous nous rappelons la nécessité de l’égalité femmes-hommes dans tous les aspects de notre société. J’espère qu’un jour cette journée n’existera plus !” Bing

Le 8 mars c’est pour moi une journée dédiée aux combats menés par les femmes pour être traitées au même titre que les hommes. Cette journée est symbolique pour certains mais pour moi c’est juste la mise à l’honneur de la femme pendant 24h”. Aurore

Qu’est-ce que ça représente d’être une femme aujourd’hui en France ? 

Parfois je me dis que j’ai de la chance d’être née à cette époque. Si j’étais née il y a 150 ans en Chine, je serais probablement la 4ème femme d’un vieux monsieur que je ne connais pas et j’aurais 5 enfants à nourrir à la maison. Aujourd’hui les femmes sont des fighters !” Bing 

Question complexe… étant un homme. Pour moi la femme, du fait qu’elle soit susceptible de porter la vie, apporte un regard de douceur sur le monde qui nous entoure, ce qui ne la prive pas pour autant de combativité. Malheureusement je constate que ces qualités sont aujourd’hui plus un prétexte pour rabaisser la femme, plutôt que de l’encenser. Trop peu de femmes occupent des postes à hautes responsabilités et très peu ont la chance de vivre dans un contexte qui leur épargne les réflexions et regards désobligeants en provenance de la gent masculine. Pour résumer, à mes yeux, être une femme dans notre société actuelle, c’est avant tout faire doublement preuve de courage dans un quotidien qui a été aménagé pour favoriser principalement les hommes.” Raphaël 

L’accomplissement, c’est ce que cherchent toutes les femmes de notre société, c’est ce qui permet de nous définir Aurore

Etre une femme en 2021 en France c’est s’accomoder de nos illusions de femmes libres et relativier nos désillusions Clémence

Si vous deviez créer ou abroger une loi, quelle serait-elle ?

“ll faudrait s’inspirer du modèle Anglais et contraindre les entreprises à publier obligatoirement leurs écarts de salaires entre leurs salariés femmes et hommes” Clémence

A ma connaissance, il n’existe pas de loi en France qui porte atteinte explicitement aux droits des femmes, mais je peux me tromper. Notre Constitution inclut les Droits de l’Homme et du citoyen et est donc censée garantir l’égalité de tous en termes de droits sans regard sur son genre. C’est notre interprétation et notre application approximative des lois qui portent réellement préjudice aux droits des femmes, et cela relève plus d’un problème culturel que juridique. Durcir la loi pour garantir de façon effective le respect des droits des femmes me semble compliqué, voire inapproprié. Par contre, former les nouvelles générations à plus d’écoute et de respect, voir d’intérêt envers les différences, me semblerait plus judicieux.” Raphaël 

Je voudrais qu’on allonge le congé maternité après la naissance du premier nouveau-né, à ce jour il est de 2 mois ½ (trop court pour faire connaissance et s’organiser !) Aurore